Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog d'un Picard en Luberon
  • : Le blog du grand!!!Cela fait maintenant 14 ans que vous me lisez assidûment et je vous en remercie. Mon but est de faire profiter mes amis des bons moments que je passe en Provence et dans mon activité de Maire,entouré d'une si belle nature ainsi que la rencontre d'amitiés très fortes.Vous avez droit à tous mes états d'âme sur mes lectures , spectacles expos,rencontres. Enfin tout ce que je pense!!!!!Mais avec humour,dérision et poésie.Ce blog a été créé pour donner de mes nouvelles à tous mes amis et tous mes patients de Picardie auxquels je reste très attaché et qui me le rendent bien en m'envoyant régulièrement des mots doux. De nouveaux articles paraissent très régulièrement.Il y en a maintenant plus de 1500. INSCRIVEZ VOUS A LA NEWSLETTER en donnant votre adresse mail à gauche du blog pour être prévenu automatiquement et de façon anonyme de la parution d'un nouvel article .Pour consulter tous les articles , cliquez sur "liste complète " à droite mais vous pouvez rechercher un sujet particulier dans la rubrique"rechercher"(à gauche) Pour voir les albums de photos à droite cliquez dessus et agrandissez les photos.
  • Contact

Recherchez Un Article Avec Un Mot Clé

Avant-propos

Les grincheux ,sectaires, conventionnels et intolérants n'ont pas accès à ce blog.
J'essaie en effet d'y retrouver l'amitié, la tolérance , la dérision , la confidence ,la poésie et l'amour de la nature.

Ceux qui m'acceptent tel que je suis sont les bienvenus.       

Voici des fruits , des fleurs , des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous ,
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux
                                                    Paul Verlaine

 

5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 07:53

Les joies d'être chez soi

 

 

Voilà, cela fait deux jours que je suis dans mes murs. Mes copains sont venus me chercher à la maison de rééducation et me voilà parmi mes meubles.  Mon canapé me tend les bras et je me surprends par mon énergie à faire tous mes papiers en retard, assis de 8h à 13h:quel progrès!!!!!

Mes côtes me laissent tranquille ainsi que mon pneumothorax .Il reste ma jambe qui progresse à grands pas mais qui va me demander encore 2à 3 mois

Pour l'instant je savoure mon chez moi

Ma douce épouse qui virevolte pour me rendre service car je reste dépendant, mes meubles douillets, mes tableaux, mes photos de famille, ma musique, la vue sur mon jardin et Chou qui se baigne encore le 4 octobre.  Tout cela me rend de l'énergie pour avancer à grands pas vers la guérison et l'autonomie. C'est sans aucun doute la thérapie la plus efficace, le bonheur de l''esprit et du corps, c'est ce qui va contribuer à guérir mon genou explosé et à régénérer mon sang encore déficitaire. Savourer le temps qui s'écoule lentement en regardant les nouveaux tableaux de ma fidèle compagne qu'elle a réalisés  avec une nouvelle technique qu 'elle maitrise bien.  Entendre le ronron de la machine à pain qui va me régaler ce midi, apprécier le silence propice à la réflexion: tout est délicieux dans ma situation et l 'immobilité forcée rend les sens en éveil et mon cerveau gambade.  Curieusement j'oublie mes 8 jours de souffrance en réanimation : c'est ma résilience instantanée qui se produit.  J'ai toujours été comme cela :j e n'ai gardé de ma vie que les bons souvenirs. Les mauvais se noient progressivement dans un brouillard impénétrable.  Alors il va falloir rentrer pour travailler à remuscler ce corps décharné pour être encore plus fort lors de la permission de vendredi prochain. Les joies d'être chez soi

Partager cet article

Repost0
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 11:19

C'est non sans une certaine émotion que j'ai quitté ma maison de rééducation pour venir chez moi. Nous avons fait un détour par la Mairie et voir Roselyne et Nathalie mes deux secrétaires m'a submergé émotionnellement.  Puis ce fut l'arrivée dans mes murs et instantanément j'ai repris possession des lieux, dans mon intérieur douillet au milieu duquel j'ai eu le plaisir de retrouver ma délicieuse épouse.  Les sanglots m'étranglaient un peu et avec les copains, j'ai eu droit à ma première gorgée de bière comme l'évoque si bien Delerm dans son livre et je pense n'avoir jamais autant apprécié cette bière que j'ai dégustée délicatement.  Un bon repas, un bon film et enfin mon très grand lit me tendait les bras et j'ai dormi comme un bébé jusque 8 h du matin: un événement pour moi.  Depuis mon canapé je me pose cette question : faut-il avoir des misères pour apprécier les petites choses de la vie ? Essayez de me donner votre avis ? Ne vit-on pas trop machinalement en passant à côté des petits bonheurs?

Pour moi être sur ses deux jambes est un but, un espoir alors que c'est si naturel dans la vie de tous ceux qui me rendent visite Il y a deux mondes les bien portant et les autres et moi qui ai fait partie des premiers je ne me doutais pas du fossé qui sépare ces deux mondes Mon but est de rejoindre les bipèdes débout. Encore quelques mois d'efforts et d'états d'âme et j'en  serai!!!

En attendant je vais profiter de ce moment de détente de 48h qui m'est offert et que j'apprécie à sa très juste valeur.

 

Partager cet article

Repost0
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:23

Depuis deux jours, je ne tiens pas en place car je sais que je vais avoir une permission : départ ce jour après les séances de kiné et retour dimanche soir: le bonheur!!

Je vais enfin revoir ma maison après un mois d'absence et l'émotion va être au rendez-vous. Les copains viennent me chercher avec mon fauteuil roulant.  Je viens enfin d'atteindre mon premier but.

Revoir mes oliviers, mes lavandes mon intérieur douillet mon grand lit.

Mais j'ai aussi des doutes sur ma faculté à tenir un weekend complet.

La vie est ainsi faite que l'on redoute ce que l'on souhaite ardemment.  Je vous narrerai mon week-end dès lundi avec les détails des joies et des émotions.

C'est en tout cas un très grand moment pour moi et j'ai peur d'être submergé par mes émotions que je ne pourrai cacher.

Partager cet article

Repost0
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:16

J'ai toujours été très satisfait de mes jambes et de leur habileté qui m'ont permis d'avoir moult activités physiques.  Ce matin, en faisant ma toilette, je me suis mis naturellement sur ma jambe gauche valide et là ce fut le valdingue subit par mon côté droit déjà cassé de partout!!

Ce fut un rude coup surtout moral : je suis très diminué physiquement et les poignées au mur me sont nécessaires. Je ne suis pas près de jouer à la marelle avec les enfants de l'école. Ces enfants qui viennent de m'adresser par l'intermédiaire de leur institutrice une trentaine de dessins qui vont tapisser ma chambre. Je prends cela comme un message d'amitié et de reconnaissance pour la construction de leur superbe école. Cela me fait chaud au cœur et m'encourage à guérir vite pour continuer les infrastructures et en particulier le plateau sportif.  Il est 5h et demi du matin et je me réjouis de pouvoir assister au lever de soleil. Le grand dessin des tout petits illumine déjà ma chambre et je le regarde avec bonheur.  Bon, fini les chutes, je suis échaudé et je dois faire un peu moins confiance à ces pattes qui m'ont tant porté et qui me trahissent.  Demain soir, grande nouvelle ,je vais en permission chez moi 48 h. je vous raconterai l'émotion  qui ne manquera pas de m'envahir.  Dans tous les cas, il me faut être très prudent !!!!!!

Partager cet article

Repost0
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 08:08

Je pense que mes journées vont mieux en dehors du fait que ma station debout prolongée reste impossible sous peine de malaise. Les douleurs s'apaisent et ma journée est partagée entre la kiné un peu de fauteuil et les visites.  Je n'oublie pas mon iPhone qui reste mon fidèle compagnon. Il reste les nuits!!!

La télé reste sans intérêt pour moi et je n'arrive pas à m'évader dans de gros bouquins comme je le faisais autrefois. Lors la nuit est longue même avec les somnifères qui restent sans effet sur moi. Bien sur je dors un peu par des micro-sommeils comme le font les marins mais je n'ai pas mon lit à piloter ensuite qui reste désespérément immobile dans ma prison dorée qu'est ma belle chambre.  Quelle est la différence entre 5 minutes la nuit et 5 minutes le jour ? 

Et bien environ 5 minutes, c'est là un phénomène psychologique intéressant. La solitude de la nuit pendant laquelle la douleur reprend le dessus l'immobilité devient insupportable, l'attelle de jambe démange et empêche tout velléité de mouvement ,cette solitude pèse Cela n'affecte que peu mon moral mais me fait attendre le lever du jour avec impatience. La nuit les pensées sont grises, non pas noires mais réalistes et un peu acides.  Je fais des exercices de mémoire en repassant en revue toutes les rues de mes villages de Picardie où j'ai exercé ma médecine et j'essaie de retrouver tous les noms et toutes les pathologies et drames et joies que j'y ai vécus. C'est un exercice émotionnel mais captivant qui fait avancer mes nuits et permet de finir par somnoler avec un sourire de satisfaction fugace.  J'ai compris que l'esprit doit dominer le corps la nuit mais sans souci ni déprime.  Ce sont des impressions de satisfaction qui doivent imprimer mon cortex pour qu'il puisse s'apaiser.  Bonne nuit à toutes et à tous !

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:06

C'est un spectacle qui tient de la cour des miracles (et j'en fais partie) que je côtoie deux fois par jour.  Il y a les "tout cassé" comme moi qui m’interpellent : je me demande et devine très vite quelle est leur fracture. Je me surprends à guetter les même fractures que mois en demandant la date de l'accident pour pouvoir me projeter dans l'avenir.je constate les progrès. J'interroge sur les douleurs résiduelles....

Et puis il y a les prothèses qui marchent très vite et me font envie (à quand la mienne du genou ?) Enfin il y a les accidents vasculaires des personnes âgées qui semblent dans un autre monde.  Tout ce monde discute, échange, plaisante et je n'ai pas remarqué de mauvaise humeur.  La vie est ainsi faite qu'il existe partout des micros sociétés qui essaient de s'en sortir ou de survivre. On ne les voient pas, ils souffrent en silence et relativisent leur douleur par rapport à leur voisin. Je regarde les kinésithérapeutes qui prodiguent leurs conseils, travaillant muscle par muscle, avec un attirail impressionnant où chaque mouvement demande un effort considérable au malade.  Voilà, c'est dans cette société bancale que je passe le plus clair de mon temps.  Je travaille et j'observe mes camarades d'infortune et je me dis que l'on passe souvent en VTT près de ces bâtiments et que l'on ne soupçonne pas la misère qui s'y cache.  Certes c'est souvent un passage mais quelques mois c'est énorme dans la vie.  Aujourd'hui c'était la saint Michel et l'on en a un de 80 ans alors c'était la fête !!!!!!!

 

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 08:19

Tous les jours, je vois apparaître quelques menus progrès. Oh bien sûr, c'est du pas à pas et quelquefois infime, mais, allongé presque en permanence, j'ai le temps d'observer ces avancées.  Tout d'abord, je vais seul au fauteuil environ 3 heures sur 24, et cela me motive. Et puis il y a les douleurs qui s'apaisent et surtout les progrès quotidiens dus à la rééducation : mon mollet de ma jambe opérée diminue de volume et mon mollet gauche qui avait fondu revient peu à peu et ma force renait. Je peux tenir maintenant sur cette jambe gauche qui va me permettre de tenir sur mes béquilles quand mon grill costal sera cicatrisé.  Je voudrai avoir une pensée pour tous ces accidentés qui luttent pas à pas pour recouvrer un semblant de forme. Tout est difficile : attraper une cuillère, manger, tout doit être à portée du lit : la commande du lit, la radio,  mon iPhone, le téléphone fixe, l'eau, le verre. La commande de la télé, le bouquin en cours, les dossiers de la Mairie et j'en passe… Quel bonheur de découvrir sa salle de bain que j'avais à côté de moi depuis 3 semaines sans l'avoir vue ,se redécouvrir dans la glace, les traits tirés, amaigris.

Je dois avoir retrouvé mon poids de forme du marathon...malheureusement mon corps ne me suit plus dans mes pérégrinations.  Il est difficile pour un bipède de comprendre ces tout petit progrès qui illuminent littéralement mes journées.  Il parait que le weekend end prochain j'aurai une permission : le grand bonheur et une grande émotion après un mois d'absence.  Je vais devenir le champion du fauteuil roulant . Vous voyez je reste un compétiteur!!!!!)

Partager cet article

Repost0
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 08:10

Je n'arrive pas encore à lire de gros bouquins car mon esprit divague au bout d'une page. Seuls les petits articles des revues et autre canard trouvent grâce à mes yeux.

Le premier compagnon reste mon iPhone puisque pendant 9 jours de réanimation il a été la seule chose que l'on m'a laissée. C’est grâce à lui que je peux communiquer avec l'extérieur.  Il m'a permis d'écouter toutes les musiques qui y étaient enregistrées et en particulier Roberto Alagna et Pavarotti mais aussi beaucoup d'œuvres classiques qui apaisent mon cortex quelquefois en feu.  La variété m'ennuie et j'ai vraiment l'impression d'entendre mais aussi d'écouter les plus grands classiques, de découvrir les hautbois, les violons, les cuivres ....quel enchantement des oreilles quoi de plus délicat que les variations de Golberg de Bach au piano par Brigitte Engerer?

Cela m'apaise et le calme de ma chambre rend propice à la méditation. Être diminué physiquement doit affûter les sens et rend les sons plus mélodieux. Si vous pouvez capter Radio classique ne vous en privez pas, la programmation est très acceptable. Profitez des œuvres extraordinaires laissées par tous ces grands musiciens et achetez vous un iPhone ou un iPod. La musique, votre musique vous accompagnera partout et l'opéra ou le classique vous apaiseront dans tous les tracas de votre vie.

Partager cet article

Repost0
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:41

 

 

A la demande de très nombreux amis et d'anciens patients je vous fais un bulletin de situation Aujourd'hui ,moi qui passe 22hsur24 dans mon lit, je passe du rêve éveillé de la journée aux cauchemars nocturnes Mon état s'améliore progressivement et mon moral suit Je rêve à une bonne bouffe avec des copains, à un réveillon de Noël avec toute ma famille, à un retour à la maison pour partager mon temps. avec ma délicieuse épouse,à la naissance de ma prochaine petite fille.à un retour à la Mairie où je me sens si bien Je rêve à une petite ballade dans les pins et les chênes verts du Luberon Je rêve d'être 1mois plus vieux pour pouvoir marcher avec des béquilles Où en suis-je?

Je commence à faire dufauteuil roulant

Il me reste à vaincre une grande fatigue aprés toute cette période difficile de réanimation Le moral est bon avec comme réservés les mauvaises nuits et la question qui me taraude:que va devenir mon genou après mon appui prévu le 9 décembre Les visites les coups de fil et les mail me font chaud au cœur et je me rend compte par vos nombreux témoignages et par la centaine de visites quotidiennes sur mon blog que vous me restéz fidéles et cela me fait du bien J'ai toujours été content de la qualité de mes jambes qui m'ont aidé à traverser la vie avec en particulier beaucoup de sports différents Qu'en sera t-il demain ? Je m'adapterai!!!

Je vous embrasse tous que vous soyez de Lesdins et sa région ou bien sûr du côté de Puget Envoye de mon iPhone---------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 23:00
J'ai été très frappé , en lisant l'article d'un hebdomadaire , de me rendre compte que nous passions un tiers de notre vie à dormir, soit entre 25 à 30 ans: quel choc!!! nous passons également 5 à 6 ans à rêver.Ceci montre l'importance du sommeil dans notre existence.
Je ne parlerai pas de la pathologie du sommeil mais plutôt de sa physiologie et de son mythe.
Nous ne sommes pas égaux devant le nombre d'heures de sommeil nécessaire pour être  en forme. Cela varie de 4 à 9 heures. Cela varie également au cours de la vie , puisqu'un nourrisson dort beaucoup , alors que les besoins en sommeil diminuent ensuite.
Pendant une nuit le sommeil lent suit des cycles de 90 minutes , suivi du sommeil paradoxal ou de rêve pendant environ 20 minutes.C'est à dire que nous rêvons environ 90 minutes par nuit. (la poule rêve 25 minutes et le chat 200 minutes). Pendant ces 20 minutes le cerveau dépense plus d'énergie que quand nous sommes éveillés.
Le sommeil est indispensable à notre équilibre mais également  pour la santé .
Historiquement , affronter une épreuve en rêve fait partie de la tradition de nombreuses civilisations  où les guerriers affrontaient leurs ennemis à travers leurs songes.
Pendant longtemps nous avons pensé que le rêve témoignait d'un monde surréel d'esprits ou de dieux. Pour d'autres le rêve dévoilait l'existence de notre âme, capable de quitter le corps après la mort.
Aujourd'hui notre société à perdu sa tradition et n'est plus à l'écoute de ses rêves , de leurs cotés poétiques.Dormir devient une perte de temps dans notre société de consommation.



Je voudrais travailler dans un magasin de rêve où l'on ne vendrai que des choses imaginaires.

                          Pierre Dac

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:34

C'est extraordinaire de voir le ciel, 24 heures sur 24. Tout d'abord, il y a le lever du soleil, le jour qui pointe son nez et met l'extérieur de ma chambre en espace. Comme au théâtre quand la lumière apparaît progressivement ; la trevaresse apparait dans toute sa lourdeur. Puis la vallée de la Durance s'éclaire peu â peu laissant filer son courant d'eau.  Bien sûr dans la journée le ciel est bleu ; d'un bleu assez pâle et je suis surpris du nombre d'avions qui le traversent. Un petit nuage léger défile devant ma fenêtre et je le suis des yeux depuis mon lit essayant de lui trouver une forme humaine.

Et puis le coucher de soleil rougeoie l'horizon et jaunit le ciel qui peut ensuite passer au mauve avant que l'opacité totale n'enveloppe ma chambre et que les étoiles apparaissent une à une. Sans ordre précis mon regard balayant l'horizon,  alors,  j'ouvre la lumière et mon plafond est désespérément blanc!!!!!!

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 16:20

J'ai très longtemps dit que le lit était la plus belle invention de  l'homme. En effet quel plaisir extraordinaire que celui de flâner dans  un bon et grand lit, quel plaisir de faire la sieste et même de  bouquiner, de cogiter, de refaire sa journée, d'imaginer celle du  lendemain. Et quoi de mieux que de se laisser choir sur son lit après une longue  journée de travail ou de sport ? Un lit peut être un lieu de vie de bonheur mais cela peut être un  lieu de torture douce et là ma Pensée va à tous les alités chroniques du monde! ! En effet être allongé jour et nuit peut vite dégénérer en malaise. Où est le temps où je le regardais avec envie. Le temps où il me   prenait dans ses bras le matin m'empêchant de lever mon grand corps. Aujourd'hui c'est le fauteuil que j'envie et qui semble me tendre les bras ; le lit trop court pour mon long  corps  décharné me fait horreur. Mon dos ne supporte plus cette  position allongée qui m’a pourtant déjà fait rêver. Enfin je crois que nous allons faire un ménage à trois avec mon lit  et mon fauteuil. Tout le but du mois qui s'annonce est de transférer ce  corps malade du lit au fauteuil. Le plus souvent possible pour finir à  la verticale car le but final restant la Station debout.  Alors courage et au travail avec mon kiné et ma volonté.

Partager cet article

Repost0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 08:35

Quand on a touché le fond de l’eau on ne peut que remonter. Là est toute la différence entre le dépressif et le réactif. Je cite assez souvent Boris Cyrulnik que j'ai souvent lu ou écouté, je pense que j'ai fait ma résilence de la douleur, c'est à dire que je vis avec le présent mais surtout avec l'avenir. Certes des jours difficiles sont encore devant moi mais je me projette dans l'avenir en programmant un séjour raquettes de neige en janvier, en pensant au bon Noël que je vais passer avec mes 3 petits enfants et le réveillon du nouvel an avec mes copains et ce programme à venir me semble alléchant.  La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille et je ne suis pas le seul à avoir connu des instants pénibles mais à chacun son parcours, ses bonheurs et ses problèmes. On rebondit comme notre mental nous autorise à le faire.  Alors rendez-vous sur les chemins du Luberon au printemps prochain. Il me reste à hiberner avec des lectures dont je vous ferai quelques commentaires.  Et puis il y aura une naissance, celle de ma petite fille et les visites des amis m'aideront à boucler la boucle.  

Partager cet article

Repost0
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 13:13

J’ en avais jamais écrit d'article sur la souffrance. C’est sans doute que je ne l’avais jamais connue. Tout a débuté par la souffrance de la chute et le transport à l hôpital; sentir son corps désarticulé et douloureux à un point que l’on rêve du coma. La vie semble s’arrêter a cet instant de votre vie.  Puis ce fut 8 jours d'isolement en réanimation où nous ne sommes plus qu’un numéro qui souffre allongé sans bouger sur le dos avec un médecin ou un infirmier qui passe tous les quarts d'heure en allumant la Lumière.  Mes bras troués de partout par les perfusions et les seringues électriques. On ne peut donc compenser sa douleur parle sommeil qui ne vient pas et je me suis surpris de ma résistance.  J’ai été très déçu par la morphine qui ne soulage pas la douleur trop aigue. Curieusement,  si j ai souffert moralement pendant la réa je ne me suis pas effondré et j ai lutté tout au long de ces nuits de souffrance pour ne pas capituler et m’effondrer.  Par contre, aujourd'hui je m’écroule et je pleure comme un enfant en cachette ; je décompense. Heureusement mon épouse, les enfants et les amis sont maintenant près de moi et cela me fait du bien car j’en ai pour 3 mois pleins et il faut avoir le moral. Pour la première fois hier,  j ai mangé assis dans la souffrance mais assis. C’était mon premier but car je suis allongé sur le dos dans la même position depuis maintenant 15  jours et mon être tout entier est douloureux. Le prochain but sera de béquiller mais avec toutes mes fractures thoraciques ce ne sera pas avant un mois. J’envie les amis que je vois debout. C’est une position tellement naturelle mais enviable pour l’alité que je suis.  Je vous laisse pour aujourd'hui hui et vous promets des articles plus gais pour l’avenir.  Je vous embrasse.  Vous pouvez me joindre à ces 2 adresses.

0490087151

alain.sage02@orange.fr

Partager cet article

Repost0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 08:18

Ma vie a basculé au détour d’un virage gravillonné que je connais bien mais j étais à cet instant précis aux abonnés absents.  Après 10 jours de souffrance physique et en réanimation, je suis passé en chambre et j’ai sans aucun doute vécu là les heures les plus sombres de ma vie ou chaque minute fut pour moi un calvaire où mon corps tout entier m’a rappelé combien il était fragile et ma souffrance morale insupportable m’a entrainé dans des pensées pessimistes et nauséabondes.  Tous les jours, j’ai refait mon parcours d'enfant, d'adolescent puis professionnel, sportif et associatif, et humain.  Je m’en sors bien : ma vie a été bien remplie et je peux me regarder devant la glace.  Certes,  je ne suis pas un saint mais je me suis toujours efforcé de respecter mes interlocuteurs. Ma seule période que je trouve critique à mes yeux est celle de mes 20 ans où j ai un peu trop cru avoir dompté le monde et l’avenir. Ceci est du à l âge et à la réussite. De plus, j’ai toujours été autonome financièrement car boursier puis pion pendant toutes mes études de médecine cela aide à ne pas se sentir dépendant et donc d’avoir un peu la grosse tête.  Mes amis sont avec moi par le téléphone et la pensée.  Bien sûr ma délicieuse épouse et mes enfants également.  Je vous livre mon bilan :

-          Explosion du genou avec tibia péroné et plateau tibial

-          6 cotes cassées le sternum la clavicule -          Embrochement de mon poumon droit avec hémorragie  et pneumothorax Ouf!!!

Je me permettrai de vous donner les états d’âmes par lesquels je suis passé durant ces 10 jours de réanimation. Excusez les fautes d’accent ou autres mais je fais cela depuis mon i Phone. Je vous embrasse et je vais pouvoir alimenter mon blog régulièrement pour vous faire profiter des joies de l’hôpital où je suis pour environ 1 mois et demi.

Partager cet article

Repost0

Ma citation

De mes erreurs de jeunesse,ce qui me contrarie le plus n'est pas de les avoir commises mais de ne plus pouvoir les refaire

Philosophie personnelle

Que la dérision nous apporte la légéreté,la modestie et la réflexion sur le sens de notre vie.
                                Juju