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  • : Le blog d'un Picard en Luberon
  • Le blog d'un Picard en Luberon
  • : Le blog du grand!!!Cela fait maintenant 14 ans que vous me lisez assidûment et je vous en remercie. Mon but est de faire profiter mes amis des bons moments que je passe en Provence et dans mon activité de Maire,entouré d'une si belle nature ainsi que la rencontre d'amitiés très fortes.Vous avez droit à tous mes états d'âme sur mes lectures , spectacles expos,rencontres. Enfin tout ce que je pense!!!!!Mais avec humour,dérision et poésie.Ce blog a été créé pour donner de mes nouvelles à tous mes amis et tous mes patients de Picardie auxquels je reste très attaché et qui me le rendent bien en m'envoyant régulièrement des mots doux. De nouveaux articles paraissent très régulièrement.Il y en a maintenant plus de 1500. INSCRIVEZ VOUS A LA NEWSLETTER en donnant votre adresse mail à gauche du blog pour être prévenu automatiquement et de façon anonyme de la parution d'un nouvel article .Pour consulter tous les articles , cliquez sur "liste complète " à droite mais vous pouvez rechercher un sujet particulier dans la rubrique"rechercher"(à gauche) Pour voir les albums de photos à droite cliquez dessus et agrandissez les photos.
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Avant-propos

Les grincheux ,sectaires, conventionnels et intolérants n'ont pas accès à ce blog.
J'essaie en effet d'y retrouver l'amitié, la tolérance , la dérision , la confidence ,la poésie et l'amour de la nature.

Ceux qui m'acceptent tel que je suis sont les bienvenus.       

Voici des fruits , des fleurs , des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous ,
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux
                                                    Paul Verlaine

 

6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 07:59

Je viens de regarder le départ du marathon de Paris et une bouffée de souvenirs remonte instantanément sous mon crâne.Je vais essayer de vous raconter cette aventure de l'intérieur.

En Décembre 1993,j'avais 47 ans et j'étais dans un cycle Golf à outrance (comme cela l'avait été avant avec le tennis,le vélo,la montagne,bref pas un mec raisonnable).J'avais un très bon handicap (classement)et toute ma vie extramédicale  tournait autour du golf.Vacances avec mes amis dans toutes les destinations golfiques,l'été avec mes enfants il fallait absolument un golf à proximité,tous les week je faisais une compétition,entraînement le samedi et le jeudi après-midi quand j'étais "off",repas réguliers avec des golfeurs,abonnement à Golf Magazine évidemment,parcours réguliers sur tous les plus beaux parcours du nord,bref une prise de tête permanente car quand on fait une compétition ou un parcours,on le refait en se couchant en essayant de trouver des remèdes aux problèmes techniques.J'étais de venu un "vieux con" qui ne parle plus que de golf et "j'emmerdais" tout le monde , en particulier ma famille qui acceptait ma passion,mais je comprenais petit à petit que le golf me mangeait les neurones et un livre est venu conforté cette impression. Ce livre s'appelle "Le 19ième trou";c'est l'histoire d'un médecin passionné de golf qui finit par perdre ses patients,sa famille et ses amis et qui meurt foudroyé lors d'un orage !!! c'était peut être moi ?

Le déclencheur final a été la détérioration de mon corps et un jour je suis monté sur la balance destinée à mes patients et le chiffre dépassait 100 kg(pour 1m90).Je suis remonté voir mon épouse pour lui dire de me mettre au régime et,pour maigrir plus vite,j'ai décidé de me mettre à courrir.Dans les jours qui ont suivi je suis allé pour courrir le long du canal,sur le chemin de halage où j'ai rencontré quelques personnes qui courraient,entre copains (ce n'était pas encore l'Association des Coureurs du Parc d'Isle ou ACPI que nous avons créé dans l'avion en revenant du marathon de New York quelques mois plus tard) et qui m'ont emmené:ce fut une souffrance terrible et j'ai terminé en marchant pour éviter un calvaire  terrible.

C'était décidé,mon sac de golf était jeté et je voulais courrir et faire un marathon.Je m'inscrivis donc au Marathon de Paris qui avait lieu en avril soit 5 mois après.Un entraînement intensif ,parallèle à l'amaigrissement eut lieu,accompagné de mes nouveaux amis avec qui je partageais une nouvelle passion:la course à pied.Cet entraînement fut difficile,aussi bien le samedi que le dimanche où l'on faisait une vingtaine de km,mais il y avait une certaine fraternité et ,au début,on m'attendait.On parlait de temps ,5 au KM,fréquence cardiaque,l'endurance ou la résistance,le fractionné.,alimentation à base de pâtes,abonnement à "Jogging"...

Et le 24 avril 1994 mes 84 kg étaient au départ du Marathon de Paris ,au milieu de 30 000 personnes,avec un sac poubelle autour du corps pour éviter le froid,une bouteille pour boire mais aussi une pour uriner car quand on est sur la ligne de départ,plus question d'aller aux WC,or,comme il faut s'hydrater au maximum,il faut aussi éliminer.Les filles se baissent les hommes ont leur bouteilles,bref , c'est un moment particulier .Et cette attente m'a donné des frissons,beaucoup de frissons;j'y étais !!!!je faisais partie d'une véritable aventure humaine:courir 42,194 km oui,mais dans une ambiance de fraternité que j'aime où tout les coureurs ontla même passion :la course à pied bien sûr mais j'irai plus loin en parlant de l'écoute de son corps.

Car la gestion d'un marathon c'est la gestion de son corps.J'avais décidé de ne pas dépasser 150 de fréquence cardiaque car j'avais remarqué qu'à cette allure ,je ne fatiguais jamais à l'entraînement.Cet compréhension de mon corps,travaillé à l'entraînement,m'a permis de faire ce marathon sans souffrir,en écoutant mon coeur,mais ausi mes articulations,mes muscles,ma respiration,bref ,il faut vraiment être à l'écoute de son corps en n'oubliant pas les ravitaillements rapides mais très importants.

Je suis descendu les Champs Elysées dans un grand bonheur,en profitant,profitant,profitant de ce moment magique.Je me souviens avoir vu Francis Cabrel,une guitare dans le dos,qui attendait pour traverser près de la place de la concorde et puis il a fallu gérer.Heureusement j'avais ma fidèle Bernadette qui m'accompagnait et cela m'a permis de ne pas partir comme un fou et me casser les dents sur le mur du 30 ième km comme je l'ai fait à mon troisième marathon où j'avais surestimé mes forces.Tous les coureurs se parlent en courant et on fait quelques fois quelques km avec un nouveau compagnon avec lequel on échange sur les vertus de la course à pied et surtout tout le monde ou presque se sourit car tout le monde est heureux (en tout cas au début de la course,après les souffrances arrivent)

Tous les monuments de Paris défilent alors et c'est sans doute pour cela que c'est un des plus beaux marathons du monde car il est vraiment intra-muros:place de la Concorde,Rivoli,Bastille Notre Dame.....Nous sommes allés jusqu'au bois de Vincennes et j'étais toujours aussi bien,le retour sur les quais avec les remontées de pont qui furent un peu casse-pattes mais après avoir laissé la Tour Eiffel nous avons rejoint le bois de Boulogne,magnifique,avec ses petits pièces d'eau et ses canards,et ce fut les derniers km avec une joie extraordinaire,en profitant de ces derniers mètres avec la délivrance finale.On me mit une couverture sur moi,j'étais bien,sans douleur,sans fatigue,j'étais heureux et j'avais oublié le golf (pour plonger dans autre chose me diront certains)

J'ai retrouvé les amis,on a fêté cela et je suis rentré car j'avais à fêter les 40 ans d'un ami,ce qui m'a permis de danser toute la soirée.J'étais très heureux de cette première expérience et j'étais impatient d'arriver au 6 novembre de la même année pour faire le Marathon de New York.

Une bien belle aventure !! merci les amis de l'ACPI.

ParisMarathon_2010_Start_1.jpg

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Published by sage alain - dans alain.sage
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commentaires

sage alain 06/04/2014 13:05


Et oui Jean Claude,que de souvenirs.Toi qui était si bon !! même si la roue tourne,je pense que cela nous permet mieux de comprendre ce qui se passe dans la tête de tous les coureurs de ce
matin.Car sur la ligne de départ c'est vraiment beaucoup de choses qu'il faudrait décrire,les yeux qui se rencontrent en disant:"vais-je y arriver ?" et puis les vieux pulls qui volent au dessus
de nous dès le départ..... te souviens-tu ?

jean-claude 06/04/2014 12:12


j'ai regardé ce matin que de souvenirs  avec tous les amis  ,et de la nostalgie pour ceux qui sont partis trop vite , et apres la delivrance du passage de la ligne d'arrivée le
partage d'une bonne bouteille en contemplant l'arc de triomphe ,rien que de lire ton commentaire je revis avec 25 ans de moins bises

Ma citation

De mes erreurs de jeunesse,ce qui me contrarie le plus n'est pas de les avoir commises mais de ne plus pouvoir les refaire

Philosophie personnelle

Que la dérision nous apporte la légéreté,la modestie et la réflexion sur le sens de notre vie.
                                Juju