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Présentation

  • : Le blog d'un Picard en Luberon
  • : Le blog du grand!!!Cela fait maintenant 14 ans que vous me lisez assidûment et je vous en remercie. Mon but est de faire profiter mes amis des bons moments que je passe en Provence et dans mon activité de Maire,entouré d'une si belle nature ainsi que la rencontre d'amitiés très fortes.Vous avez droit à tous mes états d'âme sur mes lectures , spectacles expos,rencontres. Enfin tout ce que je pense!!!!!Mais avec humour,dérision et poésie.Ce blog a été créé pour donner de mes nouvelles à tous mes amis et tous mes patients de Picardie auxquels je reste très attaché et qui me le rendent bien en m'envoyant régulièrement des mots doux. De nouveaux articles paraissent très régulièrement.Il y en a maintenant plus de 1500. INSCRIVEZ VOUS A LA NEWSLETTER en donnant votre adresse mail à gauche du blog pour être prévenu automatiquement et de façon anonyme de la parution d'un nouvel article .Pour consulter tous les articles , cliquez sur "liste complète " à droite mais vous pouvez rechercher un sujet particulier dans la rubrique"rechercher"(à gauche) Pour voir les albums de photos à droite cliquez dessus et agrandissez les photos.
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Avant-propos

Les grincheux ,sectaires, conventionnels et intolérants n'ont pas accès à ce blog.
J'essaie en effet d'y retrouver l'amitié, la tolérance , la dérision , la confidence ,la poésie et l'amour de la nature.

Ceux qui m'acceptent tel que je suis sont les bienvenus.       

Voici des fruits , des fleurs , des feuilles et des branches,
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous ,
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux
                                                    Paul Verlaine

 

11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 14:30

Je suis né sur les contreforts du Chemin des Dames,haut lieu de la guerre 14/18 qui fit tant de morts en France et dans le monde.J'avoue être moins étonné par le nombre de morts que par les conditions de vie ,de souffrance et de mort des poilus.

J'avais moins de 10 ans et j'avais l'habitude d'aller avec mon père aux champignons dans les bois de Craonne et aux environs.C'était l'automne,propice à la sortie à la recherche des girolles,les feuilles mortes jaunies jonchaient le sol souvent boueux.Les oiseaux nous accompagnaient de leurs gazouillements joyeux.

Je me promenais , un panier à la main,escaladant d'énormes trous que j'ai appris être des trous d'obus,cheminant dans d'étroits goulets qui avaient été des tranchées.Les arbres morts,les ronces et les feuilles mortes formant un humus épais avaient rendu tous ces lieux sauvages mais d'un calme extraordinaire que mon père recherchait,étant un vrai rural.(et comme "un kà ça fait pas un kien " !,inutile de me faire une psychanalyse).

C'est là que j'ai donc découvert les trous d'obus et les tranchées.

C'est dans ces conditions que j'ai appris de la bouche de mon père ce qui s'était passé une cinquantaine d'années auparavant,non pas la guerre 39/45 qui ne dura véritablement qu'une seule année avant la capitulation ,mais la Grande Guerre,la sale guerre,la drôle de guerre comme on l'a appelée à une certaine époque,la guerre des tranchées,la guerre des obus (un milliard d'obus tirés sur le sol Français),la guerre du froid et de la boue,la guerre des ensevelissements,la guerre des élites car ces pauvres poilus ont été sacrifiés le plus souvent,comme par Nivelle qui lança ses hommes au casse-pipe en  avril 2017 et qui occasionna sans doute près de 200000 hommes côté Français et presque 300000 côté Allemand !! un carnage du chemin des dames que je vous explique brièvement:

Pour ceux qui l'ignorent mon Chemin des Dames est un plateau calcaire assez étroit, orienté est-ouest, situé entre la vallée de l'Aisne, au sud, et la vallée de l'Ailette, au nord avec bien entendu Craonne,célébré par la chanson des mutins et mis en vidéo ci-dessous.. Ce plateau est un bel observatoire,nécessaire aux armées en présence.

Les Allemands sont présents sur le plateau depuis septembre 1914. Ils ont eu le temps de transformer cet observatoire en forteresse en aménageant les carrières souterraines comme la caverne du dragon dont je parlerai plus tard, en creusant des souterrains permettant de relier l'arrière aux premières lignes, en édifiant et camouflant de nombreux nids de mitrailleuses.

Depuis cette date, c'est un secteur relativement tranquille qui n'a pas fait l'objet, depuis la fin 1915, de grosses offensives. Les Allemands tiennent la ligne de crête et les Français sont établis sur les pentes.Le but du "jeu"(sic) était de conquérir cette ligne de crête.Un coup à toi,un coup à moi !! Les gradés envoyaient les bleus à la mort et je me demande pourquoi aujourd'hui pourquoi ces pauvres diables  y allaient,par vagues successives,pour "grignoter" comme il était dit à l'époque et atteindre la prochaine motte de terre.Un vrai carnage.

Mais revenons à mon enfance,aux bois de Craonne et à l'audace de quelques gamins dont je fis partie très tôt ,des traine-savates qui se baladaient dans les bois (il n'y avait pas de jeux vidéos à l'époque,une merveilleuse époque)qui se mirent dans la tête d'inspecter les galeries creusées par les poilus mais aussi les "boches" comme on les appelaient nous mêmes à 10 ans.

Je me souviens d'une petite ouverture insignifiante,je me souviens du noir et de la trouille que nous avions,je me souviens de grandes salles avec des restes d'uniformes , des cartouches,bref,tout ceci était resté tel quel et deviendra plus tard un haut lieu du Chemin des Dames nommé "La caverne du Dragon".

J'appris bien plus tard la boucherie subie par les tirailleurs Sénégalais que l'on avait envoyés pour déloger les Allemands et qui perdirent 7500 hommes en une seule attaque.Le guide raconte maintenant qu'il y avait des rivières de sang dans cette caverne sinistre.

Les champs,très fertiles , situés sur le plateau étaient dans mon enfance tous labourés et je me souviens que de toutes parts les agriculteurs ramenaient des obus,des cartouches,des monceaux de ferrailles qu'ils stockaient sur les bords de leurs champs.Nous étions dans les années 50.Mon père faisait la collection d'obus ciselés,magnifiques,trop beaux pour envoyer les gens à la mort.

La nature était très belle en ces jours de novembre,les arbres jaunis par des automnes souvent pluvieux et venteux,avec de très beaux villages en contrebas: Craonne,Craonnelle,Beaurieux, Vassogne,Oulches la Vallée Foulon,Cuissy, avec l'Aisne d'un côté qui serpentait tranquillement,poissonneuse à souhait (et j'en sait quelque chose) et l'Ailette de l'autre côté plus légère et plus sauvage.Toute cette nature,je la connais par coeur,pour l'avoir faite à pied,en vélo mais aussi en moto.En effet,très jeune,nous rachetions pour une bouchée de pain et retapions les motos des "vieux " de la commune,des "Motobécane" 250 culbutées (comme nous) et,en un après-midi,nous les transformions en moto de cross pour aller sauter dans les trous d'obus et foncer le long des tranchées.Nous étions inconscients et naïfs et ne savions pas que nous roulions sur de la douleur.

Tout cela,nous l'avons fait sans penser aux poilus,aux misères,à la boue,aux morts,au malheur,aux défigurés,aux ensevelis et ce n'est qu'en vieillissant que mes souvenirs sont remontés et que les petits chemins bucoliques,faits à pied,en vélo ou en moto se sont transformés dans ma mémoire en enfer en pensant à ces années terribles.

Ce plateau,j'y suis passé depuis, des milliers de fois sans doute ,et j'ai toujours,toujours pensé à ce que mon cher père m'avait raconté,lui,né en 1920 ayant un père militaire qui avait connu les affres de la guerre.

La nature était belle,magnifique! comment a t-on pu la défigurer comme cela le temps de quatre années d'enfer ? car tout avait disparu:plus de champignons,plus d'arbres,plus de feuilles,plus d'oiseaux,plus rien,des creux et des trous , des plaies et des bosses et ce chemin des Dames,sans doute le plus haut lieu de la guerre 14/18 avec Verdun,bien entendu fut à cette époque un lieu de torture mentale pour les bleus qui savaient tous qu'ils allaient mourir,les lettres retrouvées et adressées à leurs familles en témoignent: l'apocalyse  avait remplacer les girolles,les feuilles jaunies et l'odeur de la poudre avait remplacé l'odeur de la terre!!

Comment Emmanuel Macron a t-il fait pour oublier le Chemin des Dames,sans doute le plus haut lieu de la guerre 14/18 avec Verdun,bien entendu ??? peut être parce que ce sont là qu'apparurent les premiers mutins qui furent tous fusillés sans état d'âme ? (chanson de Craonne ci-dessous)

Enfin,pour les plus courageux,je vous joins un texte de Maurice Genevoix (ceux de 14) et un extrait de "voyage au bout de la nuit" de Louis Ferdinand Céline,un de mes livres préférés ,même si Céline a été un salaud qui vous éclaireront un tout petit peu mais vous pouvez lire aussi Apollinaire qui fut sur place.

Le capitaine se retourne vers moi : « Allez ! »

Ça me fait plaisir. Je suis dans cet état étrange qui fut le mien, pour la première fois, à Sommaisne. Mes jambes se meuvent toutes seules, je me laisse marcher, sans réflexion, seulement avec la conscience de cette allégresse toute-puissante qui me ravit à moi-même et fait que je me regarde agir. En cinq minutes,  nous sommes à la haie d’épines que nous devions atteindre. Nous nous déployons en tirailleurs devant elle, presque dessous. Les hommes, le plus vite qu’ils peuvent, creusent la terre avec leurs petits outils, coupant les racines avec le tranchant des pelles-pioches. Au bout de quelques heures, nous avons une tranchée étroite et profonde. Derrière nous, à gauche, Rembercourt ; sur la droite, un peu en avant, la gare minuscule de la Vauxmarie.

Il fait lourd, une chaleur énervante et malsaine. Des nuages flottent, qui peu à peu grossissent d’un noir terne qui va s’éclaircissant sur les bords, frangés d’un blanc léger et lumineux. Par instants des souffles passent sur nous, effluves tièdes qui charrient une puanteur fade, pénétrante, intolérable. Je m’aperçois que nous respirons dans un charnier.

Il y a des cadavres autour de nous, partout. Un surtout, épouvantable, duquel j’ai peine à détacher mes yeux : il est couché près d’un trou d’obus. La tête est décollée du tronc, et par une plaie énorme qui bée au ventre, les entrailles ont glissé à terre ; elles sont noires. Près de lui, un sergent serre encore dans sa main la crosse de son fusil ; le canon, le mécanisme doivent avoir sauté au loin. L’homme a les deux jambes allongées, et pourtant un de ses pieds dépasse l’autre : la jambe est broyée. Tant d’autres ! Il faut continuer à les voir, à respirer cet air fétide, jusqu’à la nuit.

Et jusqu’à la nuit, je fume, je fume, pour vaincre l’odeur épouvantable, l’odeur des pauvres morts perdus par les champs, abandonnés par les leurs, qui n’ont même pas eu le temps de jeter sur eux quelques mottes de terre, pour qu’on ne les vît pas pourrir.

Toute la journée, des avions nous survolent. Des obus tombent aussi. Mais le capitaine a l’œil pour repérer la bonne place : les gros noirs nous encadrent sans qu’aucun n’arrive sur nous. À peine quelques shrapnells, cinglant de très haut, inoffensifs, ou des frelons à bout de vol, qui bourdonnent mollement.

Qu’est-ce que fait donc cet aéro boche ? Il n’en finit pas de planer sur nous. Il dessine de grands orbes, s’éloigne un peu quand nos obus le serrent de trop près, puis revient jusqu’à ce qu’apparaissent nettement à nos yeux les croix noires peintes sous ses ailes de vautour. Il ne s’en va qu’au soir, piquant droit vers les nuages lourds qui s’accumulent sur l’horizon.

Le soleil croule dans ces masses énormes, qui tout de suite se colorent d’une teinte sanglante, chargée, pauvre de lumière et comme stagnante. Cette fin de jour est morne et tragique. L’approche de la nuit pèse sur mes reins. Dans l’obscurité qui gagne, la puanteur des cadavres s’exacerbe et s’étale.

Je suis assis au fond de la tranchée, les mains croisées sur mes genoux pliés ; et j’entends devant moi, derrière moi, par toute la plaine, le choc clair des pioches contre les cailloux, le froissement des pelles qui lancent la terre, et des murmures de voix étouffées. Parfois, quelqu’un qu’on ne voit pas tousse et crache. La nuit nous enveloppe, ils ne nous voient pas : nous pouvons enterrer nos morts.

Je reconnais la voix d’un  de mes sergents qui m’appelle dans l’ombre : « Mon lieutenant, vous êtes là ? »

Je réponds : « Par ici, Souesme. »

En tâtonnant, il me met quelque chose dans la main : « Voilà, c’est tout ce que nous avons trouvé. »

Au fond de la tranchée, je frotte une allumette, et, dans le court instant qu’elle brûle, j’entrevois un portefeuille usé, un porte-monnaie de cuir, une plaque d’identité attachée à un cordon noir. Une autre allumette : il y a dans le portefeuille la photographie d’une femme qui tient un bébé sur ses genoux : j’ai pu lire le nom gravé en lettres frustes sur la médaille de zinc. Le sergent me dit :

« L’autre n’en avait point. Nous avons cherché à son poignet, à son cou ; vous savez, celui qui avait la tête arrachée. J’ai mis mes mains là-dedans. Je n’ai rien trouvé. Le porte-monnaie est à lui. »
Encore une allumette : il y a quelques pièces d’argent, quelques sous dans ce porte-monnaie, et puis un bout de papier sale et froissé. Un reste de lueur. Je lis : « Gonin Charles, employé de chemin de fer. Classe 1904 ; Soissons. » L’allumette s’éteint.

Je serre la main du sergent ; elle est moite, fiévreuse, et ses doigts tremblent.

« Bonsoir. Allez dormir, allez ! »

Il est parti ; je reste éveillé, au milieu des hommes qui dorment. Dormir comme eux… Ne plus penser, m’engourdir ! Dans ma main, le petit parquet de reliques pèse, pèse… « Gonin Charles, employé de chemin de fer… » Les visages qui souriaient sur la photographie s’immobilisent sous mes paupières fermées, grandissent, s’animent jusqu’à m’halluciner. Les pauvres gens !

                                  Maurice Genevoix,      

Une fois qu’on y est, on y est bien. Ils nous firent monter à cheval et puis au bout de deux mois qu’on était là-dessus, remis à pied. Peut-être à cause que ça coûtait trop cher. Enfin, un matin, le colonel cherchait sa monture, son ordonnance était parti avec, on ne savait où, dans un petit endroit sans doute où les balles passaient moins facilement qu’au milieu de la route. Car c’est là précisément qu’on avait fini par se mettre, le colonel et moi, au beau milieu de la route, moi tenant son registre où il inscrivait des ordres.

Tout au loin sur la chaussée, aussi loin qu’on pouvait voir, il y avait deux points noirs, au milieu comme nous, mais c’était deux Allemands bien occupés à tirer depuis un bon quart d’heure.

Lui, notre colonel, savait peut-être pourquoi ces deux gens-là tiraient, les Allemands aussi peut-être qu’ils savaient, mais moi, vraiment, je ne savais pas. Aussi loin que je cherchais dans ma mémoire, je ne leur avais rien fait aux Allemands. J’avais toujours été bien aimable et bien poli avec eux. Je les connaissais un peu les Allemands, j’avais même été à l’école chez eux, étant petit, aux environs de Hanovre. J’avais parlé leur langue. C’était alors une masse de petits crétins gueulards avec des yeux pâles et furtifs comme ceux des loups ; on allait toucher ensemble les filles après l’école dans les bois d’alentour, et on tirait aussi à l’arbalète et au pistolet qu’on achetait même quatre marks. On buvait de la bière sucrée. Mais de là à nous tirer maintenant dans le coffret, sans même venir nous parler d’abord et en plein milieu de la route, il y avait de la marge et même un abîme. Trop de différence.

La guerre en somme c’était tout ce qu’on ne comprenait pas. Ça ne pouvait pas continuer.

Il s’était donc passé dans ces gens-là quelque chose d’extraordinaire ? Que je ne ressentais, moi, pas du tout. J’avais pas dû m’en apercevoir…

Mes sentiments toujours n’avaient pas changé à leur égard. J’avais comme envie malgré tout d’essayer de comprendre leur brutalité, mais plus encore j’avais envie de m’en aller, énormément, absolument, tellement tout cela m’apparaissait comme l’effet d’une formidable erreur.

« Dans une histoire pareille, il n’y a rien à faire, il n’y a qu’à foutre le camp », que je me disais, après tout…

Au-dessus de nos têtes, à deux millimètres, à un millimètre peut-être des tempes, venaient vibrer l’un derrière l’autre ces longs fils d’acier tentants que tracent les balles qui veulent vous tuer, dans l’air chaud d’été.

Jamais je ne m’étais senti aussi inutile parmi toutes ces balles et les lumières de ce soleil. Une immense, universelle moquerie.

Je n’avais que vingt ans d’âge à ce moment-là. Fermes désertes au loin, des églises vides et ouvertes, comme si les paysans étaient partis de ces hameaux pour la journée, tous, pour une fête à l’autre bout du canton, et qu’ils nous eussent laissé en confiance tout ce qu’ils possédaient, leur campagne, les charrettes, brancards en l’air, leurs champs, leurs enclos, la route, les arbres et même les vaches, un chien avec sa chaîne, tout, quoi. Pour qu’on se trouve bien tranquilles à faire ce qu’on voudrait pendant leur absence. Ça avait l’air gentil de leur part. « Tout de même, s’ils n’étaient pas ailleurs ! – que je me disais – s’il y avait encore eu du monde par ici, on ne se serait sûrement pas conduit de cette ignoble façon !  Aussi mal ! On aurait pas osé devant eux ! » Mais, il n’y avait plus personne pour nous surveiller ! Plus que nous, comme des mariés qui font des cochonneries quand tout le monde est parti.

Je me pensais aussi (derrière un arbre) que j’aurais bien voulu le voir ici moi, le Déroulède dont on m’avait tant parlé, m’expliquer comment il faisait, lui, quand il prenait une balle en plein bidon.

LouisFerdinandCéline

 

 

 

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Ma citation

De mes erreurs de jeunesse,ce qui me contrarie le plus n'est pas de les avoir commises mais de ne plus pouvoir les refaire

Philosophie personnelle

Que la dérision nous apporte la légéreté,la modestie et la réflexion sur le sens de notre vie.
                                Juju